Déluge de mots au YA KA!

Le YA KA, c’est le festival de l’Atelier des Initiatives, l’assoce qui inv(c)ite les jeunes Nantais.es à s’engager. On était conviés, même si certains Petit matiniers ont dépassé depuis quelque temps le stade de la « jeunesse » selon les critères de la Tan. Et on est ressortis un peu engourdis par le froid et la pluie, mais sacrément dynamisés par l’énergie collective du Yaka.

L’événement, deuxième du nom, s’est déroulé le 3 octobre 2020, après l’annulation d’une première date en avril pour cause d’une saleté de virus de vous savez quoi. Ça n’a bien sûr pas empêché le Yaka de se dérouler dans des conditions particulières qui deviennent à force la routine (sic), à savoir masques et gel hydroalcoolique à volonté.

Quant à nous, on a surtout découvert de belles plumes, d’autres qui ne manquaient pas de piquant, en tout cas toujours inspirées. On a demandé au public de participer à des jeux d’écritures, et on peut dire que la réponse a été très positive. Petits échantillons choisis :

Le cadavre exquis

Plus connu sous sa forme dessinée, cet exercice de style coopératif se prête aussi parfaitement à l’écriture.

La météo chaotique sur l’événement a forcément fait couler un peu d’encre :

« Savourant ce moment de pause bien méritée, elle prit une profonde inspiration et se dit que c’était enfin l’été.

Elle s’allongea sur son transat, observant et se délectant des efforts de toute une année, pouvant enfin souffler et réfléchir à des projets personnels.

Soudain une feuille brune se posa sur son épaule, elle prit conscience que l’automne était là. Déjà… »

Audrey, Ludo, Jérémy

Les mots ont un sens, sauf si on décide d’en faire ce qu’on veut !

« Arrivés dans le bar à la fin des embouteillages afin d’en prendre un dans l’œil.

Le soleil se couche, l’ivresse emporte mon âme et me plonge dans une étrange partition.

La musique exprime ce que je ne peux décrire. »

Nioo, Léon, Titi

Le haïku

On a croisé plusieurs samouraïs du verbe motivés par cette forme poétique concise qui nous vient du Japon. Bon, en vrai les participants ont fait un poil plus long.

Peut être à cause de l’heure avancée de la journée, ou le manque de food truck fumant sur le Yaka, la bouffe était dans pas mal de têtes :

« L’Alimentation saine ou la gourmandise déraisonnée que choisir ?

Dilemme cornélien, je frissonne d’incertitude

Pour garder la ligne, quel équilibre ? »

Emilien

« Rassemblés de bon matin

L’humain parle d’Alimentation

L’autocar en manque dans les bouchons. »

Pierre

Nos voisins de stand qui proposaient une initiation à la langue des signes ont fait des émules :

« Comment se comprendre sans se parler.

Certaines actions valent plus que des mots !

Être ou ne pas être. »

Nikoo, Titi, Léon

L’horoscope du jour

Cette rubrique célèbre du Petit Matin depuis la disparition de Madame Irma s’est un peu métamorphosée lors du Yaka. Plutôt que consulter les astres et les vents dominants, on remettait la vie sentimentale et professionnelle des participants de l’atelier entre les mains de leur voisin de table. Et c’était pas toujours reluisant :

Taureau

« Malgré une matinée placée sous le signe de la tendresse favorisée par une pluie battante, une légère note d’agressivité impulsée par une apéro raté vous rendra maladivement insupportable. Une soirée de solitude en perspective. »

Franky

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des textes des ateliers :

Ateliers-décriture-Yaka2